La plénitude au jardin grâce à la permaculture.

Permaculture : vous connaissez ? Les médias utilisent ce mot de plus en plus souvent sans trop se soucier d'en donner une définition claire. C'est un néologisme qui a crevé l'écran de la langue française il y a une dizaine d'années. Pour lui donner un sens assez facile à saisir, on a pu traduire par " culture de la permanence ". Le concept de la permaculture trouve sa racine dans la réflexion de deux Australiens Bill Mollison et David Holmgren dans les années 1970.

 

Par Georges Lévêque ©

 

 

 

A la différence des cultures horticoles et agricoles classiques, la permaculture ambitionne des productions durables économes en énergie, respectant les êtres vivants et leurs relations réciproques. Ce n'est pas une méthode figée mais un mode d'action qui prend en considération  la biodiversité de chaque éco-système.

Rapportée à chacun d'entre nous et au quotidien, la permaculture concerne avant tout le jardinage. Je veux parler de celui que chacun ambitionne pour son petit jardin, particulièrement le potager chargé de produire des fruits et surtout des légumes qui vont nous nourrir sainement. Cette technique est appelée à un grand avenir car elle permet de produire un maximum sans faire appel aux différents pesticides et engrais chimique dont sont généralement aspergés fruits et légumes de la grande distribution.

La réponse aux besoins essentiels du jardin en permaculture est apportée de différentes manières. Cela passe d'abord par la récupération de l'eau de pluie pour l'arrosage à l'aide de tuyaux dirigés vers des réservoirs qu'ils soient tonneaux, bassines ou bassins qu'on crée pour l'occasion. Joseph Chauffrey raconte son aventure et son expérience en permaculture dans un petit livre* pratique parfaitement illustré de quelque 120 pages qui donne instantanément envie de l'accompagner dans sa démarche. Ce jeune homme explique son installation dans une petite maison des environs de Rouen dotée d'un jardin de seulement 150 m2 sans aucun charme.

 

 

Ce n'est donc pas un crève-coeur de faire intervenir une pelleteuse pour tout remanier. Son master dans le domaine de l'Environnement lui a apporté une vision globale de l'écologie, mais aucune des connaissances pratiques nécessaires au démarrage d'un potager. Il doit se former à la permaculture déjà très en vogue par des stages à la Ferme du Bec-Hellouin et lors de différentes missions dans la collectivité qui l'emploie en qualité de " conseiller en jardinage durable ". Et il ajoute que son expérience est aussi acquise de manière autodidacte en puisant dans les ouvrages existants sur le sujet.

 

 

Après la réflexion sur l'eau, le permaculteur se met à parler de " biomasse ". Ce mot savant désigne l'ensemble des végétaux semés à cet effet et des déchets verts de toutes natures qu'on utilise pour le paillage, c'est à dire une couverture du sol pour le nourrir, éviter l'évaporation et freiner la pousse des herbes qu'on ne souhaite pas et qu'on a vite fait d'appeler mauvaises, le liseron étant la première d'entre elles :

 

Capucine coupée laissée sur place

 

* déchets végétaux du jardin laissés au sol, comme herbes folles et fanes de légumes,

* végétaux semés à dessein pour leur forte production de biomasse comme consoude de Russie, bourrache et capucine,

* tontes d'herbes et feuilles mortes récupérées dans les jardins voisins,

* et enfin de la paille agricole : il parle de 5 petits ballots par an.

 

Feuilles de navets pour couvrir le sol

 

Joseph Chauffrey explique que son choix variétal est guidé par des critères déterminants comme la qualité gustative, les rendements et l'étalement des productions sur une période de l'année la plus longue possible. Il observe la précocité des tomates en particulier. Certaines sont dites hâtives, d'autres tardives, d'où une mixité variétale pour faire " durer " le produit. Autre facteur déterminant : la place occupée par les légumes. Quand un jardin est petit à ce point, il faut gagner de la place en permanence. Pour les choux par exemple, il préfère les choux-raves et les choux de Bruxelles aux choux cabus, Milan et frisés qui développent un feuillage trop important.

 

Chou-rave

 

En chapitres courts, en langage simple et précis, tous les actes jardiniers de l'année et la méthode sont passés en revue. Voici un livre dont la trame n'a d'autre but que de donner au lecteur l'ensemble des moyens mis en oeuvre par l'auteur pour réussir. On en a salive en bouche quand on arrive au temps des récoltes. Quand cueillir et comment ? et que faire du surplus des productions. Des conserves familiales bien entendu et tout est dit. Bravo Joseph !

 

 

* Mon petit jardin en permaculture par Joseph Chauffrey 14 euros

Editeur : www.terrevivante.org

Créé le : 11/02/2017 - Mise à jour : 11/02/2017
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